Dans le tourbillon de la vie quotidienne où tout se déroule à cent mille à l’heure, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas bouger : manque de temps, journée épuisante au boulot, aide aux devoirs des enfants, etc. Imaginez la belle excuse quand on vient de se faire opérer au genou ! C’est tentant de se dire : enfin, une petite pause! L’excuse parfaite pour ne pas bouger sans se sentir coupable. Tentant, n’est-ce pas?

Il y a trois semaines, je me suis fait opérer au genou pour le ménisque et le ligament croisé antérieur. Il y a trois semaines, j’étais étendue sur le divan, la jambe surélevée avec de la glace et j’attendais que la douleur s’estompe. Il y a trois semaines, j’aurais pu me dire : enfin, une pause ! Et le plus beau est que personne ne m’aurait jugé.

Mais non, je me suis plutôt convaincue que je ne me laisserais pas dégringoler dans la spirale des défaites et des bonnes excuses pour me rendre compte, dans quelques mois, que je ne bougeais plus du tout. Il y a trois semaines, je me faisais opérer, il y a une semaine, j’étais de retour à l’entrainement ! Lentement, selon mes capacités actuelles, mais sûrement.

Comme mon opération est au genou, vous devinerez que je n’ai pas commencé par monter des montagnes, le bas du corps étant encore trop fragile. Par contre, mes membres supérieurs sont en parfaite condition. Je peux lever des poids et même faire quelques drills de coups de poings dans les classes de kickboxing. J’ai chaud, je me délie les bras, les épaules, le dos...quel bonheur pour mon cerveau de faire le vide et pour mon corps de retrouver les effets des endorphines après l’entrainement !

Ce retour progressif à l’entrainement combiné à mes exercices de physiothérapie est tout à fait simple à faire et adéquat pour ma condition physique actuelle. Bien entendu, il faut s’écouter, faire attention et ne pas trop repousser ses limites, cela reste une réhabilitation.

La douleur et la rapidité de réadaptation sont propres à chaque personne. Pour ma part, en étant déjà en bonne santé et surtout active, cela m’a non seulement permis d’être des mois en avance sur le temps de réadaptation dicté par mon médecin, mais aussi de mieux gérer la douleur puisque mon corps s’y adapte plus rapidement. Parce que j’ai toujours été active, la rémission est nettement moins douloureuse et je serai solide sur mes deux jambes beaucoup plus rapidement.

Bouger et s’activer selon ses capacités et à son rythme apporte des bienfaits physiques et mentaux à courts, moyens et longs termes. Parce qu’on ne sait pas ce que la vie nous réserve, mieux vaut travailler notre capital santé dès maintenant, et ce, peu importe les excuses et les embûches qui entravent notre parcours!

Bon courage à vous, les blessés!



Cynthia Rose
Entraineuse du Cardio Kickboxing offert par l'Académie Arts Martiaux Brossard
Ambassadrice pour MonGymEnLigne