Tu connais sûrement le Défi des 5 sommets de Charlevoix; j’ai vraiment hâte de le refaire cette année. Mais ce défi ne serait pas dans ma vie si, au début de l’été 2011, je n’avais pas relevé celui des huit sommets.

Cinq ans après avoir eu ma petite dernière, je ressentais le besoin de bouger davantage. Je cherchais comment retrouver la motivation de le faire. J’ai eu une intuition, une bonne : essayer la randonnée en montagne.

Parce que je me connais bien et que je sais que je préfère le sport quand il n’est pas en solo, j’en ai parlé à une de mes amies, elle aussi enseignante. Je lui ai proposé ceci : huit montées en huit semaines. Notre défi était établi. Nous ne le savions pas, mais notre duo allait devenir, en cours de route, un fameux trio de grimpeuses !

Notre première montée n’a pas été une grande réussite. Voyez-vous, on ne connaissait rien, mais rien, à la montagne. Nous avions choisi le Mont Sainte-Anne, seulement trois kilomètres de montée...mais quel dénivelé ! Nous avons soufflé, sué, peut-être même un peu sacré. Nous avions les mollets en feu, le pouls dans le piton et le rouge aux joues. Quand nous sommes enfin arrivées au point de vue, nous nous sommes installées pour luncher, à la fois satisfaites et fourbues de fatigue, avant réaliser que nous n’étions qu’à la moitié du trajet ! L’orgueil a parlé, nous avons poursuivi...puis l’orgueil a lâché, moins d’un kilomètre plus loin, et nous aussi. Ma première montée, je l’ai ratée; mais je n’allais pas rater les autres !

La semaine suivante, encore courbaturée des quadriceps à cause de la descente abrupte du Mont-Ste-Anne, nous avons essayé le Mont Wright, une randonnée pas trop longue et dont le dénivelé était plus adaptée à des randonneuses débutantes. Et c’est là que la passion a véritablement commencé, en regardant Stoneham en du belvédère avec un grand sentiment d’accomplissement dans le coeur : réussir à atteindre le sommet d’une montagne, c’est un sentiment vraiment agréable. J’ai eu la piqûre instantanément.

Cet été-là, nous avons réalisé notre défi des huit montagnes. Nous avons culminé au Mont du Lac-des-cygnes, c’était notre objectif. Nous avons fini l’été dans une forme que nous n’espérions plus. Et nous avons tellement, mais tellement eu de plaisir !

Tellement, que les randonnées d’automne ont succédé à celles d’été : le Mont Sainte-Anne, à l’automne, c’est vraiment beau, surtout vu d’en haut ! Puis, l’hiver s’est installé, mais ce n’était pas assez pour nous arrêter : la raquette est arrivée dans ma vie. J’ai appris à aimer l’hiver grâce à la montagne.

Huit ans plus tard, la montagne est toujours mon terrain de jeu préféré ; aucune activité physique ne m’apporte autant de plaisir, de bien-être et de satisfaction que la randonnée. J’ai beaucoup de kilomètres et de dénivelés dans les bottines et j’en veux encore plus. J’ai visité plusieurs sommets, mais il m’en reste tant d’autres à découvrir ! Saison après saison, la montagne change et offre des paysages et des défis différents, mais toujours aussi satisfaisants et bénéfiques.




Annik Gilbert

Maman, enseignante, ambassadrice pour MonGymEnLigne

Ambassadrice Beauty Counter